Rony's profileUn électron libre au jou...PhotosBlogListsMore Tools Help

Un électron libre au jour le jour

Carnet d'errances solitaires...
July 03

Tunnel

 

Le bout du bout du tunnel est si loin qu’on en n’aperçoit pas même une petite lueur…  Comme les lueurs qui ravigotent : « ça y est, on tient le bon bout ! » Non. Même pas. Tu patauges dans le noir et dans les flaques. Tu patauges, tu patauges. T’as l’impression que les guichets sont fermés, comme les portes. Même pas besoin de circuler puisque tu sais que tu n’as rien à y voir. Toi tu es dans le tunnel, dans le noir. C’est le jour ? C’est le soir ? Tu sais plus. Vu tes douleurs aux jambes et au cœur, tu te doutes que c’est le soir. Mais comme dans le tunnel il fait noir, tu n’es sûr de rien.  Même pas le bout à l’autre bout, puisque pas de lueur. Les autres ils aperçoivent au moins un horizon, même s’il fuit toujours. Mais dans un tunnel noir, n’y a rien. Dehors, c’est l’été, chaud dit-on.

June 28

Qu'importe

 

Drôle de matin. La brume épaisse s’accumule sur les toits et sur la place du village qui prend  des allures automnales, heureusement les feuilles des arbres proches sont encore vertes. Après une nuit maussade et peu reposante, lever sans entrain. Quand les emm….    tracas vous assaillent presque systématiquement depuis quelque temps, vous avez l’impression que les parois de la grotte vous enferment et vous étouffent, se resserrent dangereusement et, pourtant, vous ne voulez pas sortir.

Alors qu’importe ! Qu’importe qu’un discours devant un rideau rouge se prétende historique, que rue de Valois s’installe un quidam somme toute comme un autre et en tout cas fort imbu de lui-même. Qu’importe. Dommage que décède d’une crise cardiaque une idole, diversement idolâtrée, dénigrée, adulée, rejetée, louangée, critiquée… Dommage. Mais qu’importe cette hystérie sans autre  signification que l’outrance et la bêtise étalées au grand jour. Qu’importe. On préférerait le respect. Mais qu’importe.

Drôle de matin. Brumeux et rempli de lassitude. Le regard n’est pas éteint mais la lumière manque un peu. C’est un dimanche. Ce pourrait ressembler à un jour de fête, comme autrefois, quand la famille, fratrie au complet, pour le repas du dimanche, en habit du dimanche, avec la joie du dimanche. Ça n’y ressemble plus. Ça pue l'isolement. Et qu'on ne vienne pas dire qu'il faut réagir. C'est trop facile. Mais qu’importe, il reste les murs blancs. Suffirait de les décorer de quelque tableau trouvé dans un vide grenier voisin… mais, enfermé, sans réel besoin, tu ne vas pas y voir ! Ou bien peint par toi (le tableau, je veux dire...), mais tu as l’excuse du manque de lumière… et d’envie. Qu’importe. C’est dimanche. Faudra bien que cela passe. Qu’importe.

June 21

Jour de "fêtes"...

 

C’est l’été (il fait gris…), la fête de la musique et aussi la fête des pères. Je sais, je ne fais pas dans l’original, mais quand je m’exprime ici, mon but n’est pas de faire dans l’original et encore moins de faire le mariole, même si parfois j’ai eu l’air d’un clown (volontairement ou pas). Non, mais la triple qualification de ce dimanche me ramène tout simplement à papa.

Il était musicien et jouait du cornet à vous couper le souffle (sans jeu de mot), il chantait admirablement avec une voix de basse et dirigeait une chorale, la chorale Sainte Cécile. Il tenait aussi la baguette de la philharmonie des mines, dans notre cité.

Il nous a quitté à l’âge de cinquante cinq ans, après avoir laissé passer l’été que nous avons pu vivre près de lui, avant un triste automne. J’avais seize ans et il est toujours présent.

June 18

Demain

 

J’aurais aimé… oui mais c’est la chaleur là. Alors, comme la grotte est fraîche, devine, je m’y… rafraîchi ! J’aurais aimé, c’est vrai, mais le moindre mouvement, dehors, exige une suée, surtout que je suis devenu lent et poussif (oui même quand on ne fume plus ! 6 mois au fait). Alors vaut mieux attendre le soir, non ? Ou alors tôt le matin. C’est ce que je vais faire… demain matin ! Tôt bien sûr. En attendant, je vais manger quelques fruits, puis je verrai. Non je ne procrastine pas, disons que c’est un jour sans, voilà. Et il fait chaud dehors, alors pas de voiture, pas de route avec des lunettes de soleil qui verdissent tout. Je préfère les couleurs nature. Donc la grotte, et puis, après une bonne nuit, demain matin… à la fraîche. Oui parce que, il faudra, hein ! La terrasse est sale, il faut désherber, peut-être aussi que le monsieur viendra tailler les thuyas, que ça sentira bon, que ce sera plus propre, et plus frais et que tout ça, bien sûr, s’il ne pleut pas…. J’ai hâte de me réveiller, demain.

 

June 17

Une rencontre

 

Deuxième jour de beau temps, avec soleil et tout. Mais avant-hier, le matin, nous avons essuyé un orage et le déplacement d’une vingtaine de kilomètres vers la permanence n’a pas été facile…. A la fin de la matinée, mes collègues et moi sommes descendus de notre deuxième étage pour aller nous restaurer un brin. Quelle ne fut pas notre surprise quand, parvenus dans le hall d’entrée du bâtiment qui abrite nos locaux, nous rencontrâmes un homme pauvrement vêtu, installé sur une couverture, avec un gros chien à ses côtés. Posée devant lui une boite en carton, dont il était facile de deviner à quoi elle servait. Malgré la nature de nos préoccupations et actions quotidiennes pour des personnes en difficulté, cette rencontre était totalement inattendue… En fait, une association qui s’occupe des cas urgents parmi les plus démunis, a laissé ce garçon s’installer momentanément devant sa porte, le temps de lui fournir une solution (provisoire elle aussi) à ses problèmes … La municipalité, quant à elle, avait fait procéder à "l'évacuation" de quelques sdf en dehors du centre ville, par souci "d'ordre"! Dehors, au bas de l’escalier, sur le parking, une mini tente était déployée et fermée, à cause du mauvais temps et de la forte pluie. Je me suis demandé comment un être humain pouvait survivre dans de pareilles conditions, mes collègues aussi. Franchement, c'est quoi nos petits bobos ? Ce midi là, je n'ai pas déjeuné, pas le coeur...

PS : Quelques problèmes particuliers m'empêchent de communiquer "normalement" en ce moment, je vous prie de bien vouloir m'en excuser...

June 14

D'un dimanche à l'autre

 

Dimanche encore une fois, donc. C’est hebdomadairement toujours la même chose ! Ajoutons, ce matin, un morceau de soleil et une brassée, là haut, de nuages blancs et nous obtenons un ciel bicolore assez engageant, ma foi. L’angélus sonne au clocher, une tranquille journée s’annonce, dans la solitude, c’est normal quand les amours sont enfuies. Je sais que de bonnes âmes vont dire : « Mais c’est normal, c’est la vie qui veut cela et nia nia nia….. » Et bien non ! Cela me fait ch…aque fois la même chose, ça m’emm… m’ennuie, voilà.

Depuis hier soir, un voisin a emménagé, au dessus. Il va falloir que je m’habitue à ce que quelqu’un marche au dessus de ma tête ! Je dis “un” voisin, mais en fait je n’en sais rien, je n’ai entendu que des bruits de meubles transportés et des bruits de pas, tous ces bruits étant par définition asexués… et le nombre de pas, à l’écoute, n’autorise point d’en déduire un nombre de pieds ni leur sexe ! Donc je me suis peut-être un peu trop avancé à dire “un”.

J'ai parcouru ce blog, il y a peu, et j'ai trouvé nombre de vidéos "supprimées" pour différentes raisons. J'ai donc effacé les billets correspondants, pour la plupart d'entre eux, et je dois ainsi des excuses à celles et ceux qui ont commenté et dont les appréciations ont, forcément, disparu.

De plus, fort peu réactif en ce moment, je me promets de venir visiter plus régulièrement vos espaces, je suis resté en retrait ces derniers temps, mais les conditions ne s'y prêtaient pas. Donc à bientôt peut-être.

Bon dimanche. 

June 12

Matinale

 

Quatre heures quarante cinq. Premier geste, sortir. Il ne fait pas froid, dehors. Le ciel a déjà commencé à s’allumer. Quelques pas jusque sur la place de l’église.  Le calme du village est total à cette heure. Les chants d’oiseaux sont multiples et denses. En tendant mieux l’oreille, il apparaît que dominent ceux venus de la forêt qui surplombe le bourg. De temps à autre un croassement rauque semble éteindre cette harmonie symphonique, mais elle resplendit tout aussitôt, comme pour effacer cette note sombre. Dans le ciel à peine blanc volètent de petites formes noires et pressées. Un vent léger anime les feuillages aux couleurs multiples, allant du blanc vert au roux le plus foncé, sur la place et dans la forêt.  

La magie s’envole hélas, quand je me tourne vers la maison décrépite, aux murs sales, gris et verts. Elle ressemble à une bâtisse abandonnée et pourtant j’y vis, au rez-de- chaussée, porte de gauche. Vous pouvez entrer si vous voulez.  La maison ne m’appartient pas, évidemment, et, vu son état , je suis peu enclin à tenter d’embellir les « extérieurs », tailler la haie, désherber... Je verrai bien. Dans l’appartement, par contre, je suis à l’aise. C’est ma grotte. Mon mode de vie étant assez spartiate (je ne dirai pas monacal) m’évite les goûts de luxe et, plus le temps passe, moins j’aurais envie d’en changer.

En tout cas, café et pain grillé, ce matin. Un petit luxe, quand même ? Et pain perdu pour tout à l’heure, au retour de la permanence.  Voilà donc un début de journée plaisant. Même si , resurgiront les soucis dans quelques heures, comme toujours. Mais qu’importe, un matin, c’est une nouvelle promesse ou, du moins, un peu d’espoir.

 

June 07

Il fait...

 

Il fait matin, il fait pluvieux, il fait dimanche. Voilà. L’herbe coupée hier matin reste sur le terrain, trop humide. Je vais aller voter, comme vous. Il fait dimanche. Et après ? Je sais qui a gagné. Je les félicite, bien qu’un peu déçu. Mais non je ne parle pas politique ! Je parle rugby. Bravo Perpignan, mais quand même, j’aimais bien Clermont Ferrand. J’ai le droit, non ? Ah oui, en politique c’est la même chose. Mais je n’en parle pas ici. La même chose parce que ce ne sont pas toujours  ceux qu’on aime bien qui gagnent. Il fait dimanche. J’irai peut-être à la fête du livre. Juste pour voir. Parce que, même gourmand ou gourmet, il faut avoir la possibilité de s’asseoir à une table du restaurant. Ce n’est pas donné à tout le monde. J’irai voir quand même, suis trop curieux. Voilà, c’est bien ce que je disais, il fait dimanche, il fait pluvieux, il fait matin.

Fête des mères : il y a six ans et quatre jours qu'Elle n'est plus là...

 

June 01

"Fait beau"

 

J’aurais pu faire un billet à la sauce « fait beau »… Fait beau depuis trois jours, samedi soir les jeunes artistes d’Alter Ego ont cassé la baraque dans un bourg voisin (très fier d’eux !), hier a eu lieu le magnifique challenge Vincent Piazza (cliquez ici) dont je vous ai déjà parlé l’an dernier, pour aider les parents d’enfants leucémiques, aujourd’hui fait encore beau et je vais ce soir dîner avec mes petits enfants et leurs parents. Et bien c’est fait.

J’ai fait un nouveau blog de mauvaise foi et de parti pris, pour m’obliger à “faire” , ne pas rester “sans” chaque jour, tant je veux penser à d’autres choses. Ce blog n’est pas lu, on ne peut pas être toujours d’accord avec tout, non ? Je m’en fous. Je continue. Il faut bouger, même si c’est difficile.

May 30

Un samedi matin

 

Debout. Il est quatre heures trente sept. Les paupières et les jambes de plomb. Errer autour de la table, fouiller dans la bibliothèque, boire un café, puis deux, écouter un philosophe à la radio nous parler de… philosophie (pour une fois !), se mettre devant le bloc de papier et écrire ce que je n’ai pas encore écrit, ne sachant pas comment tourner les phrases, et ce, depuis de longs jours. C’est un matin presque ordinaire, presque parce que samedi… Tout à l’heure, s’il fait beau, j’irai au marché. Je n’ai rien à acheter, mais j’ai besoin de plonger dans le vivant, d’observer, de parler peut-être. De dire, être d’accord, ou pas. Apprécier, détester, aimer ( ?). Se mouvoir au milieu des autres. Claude Nougaro succède au philosophe et chante « Ah ! Tu verras ! » Petit plaisir passager et nostalgie. Jambes toujours aussi lourdes, et paupières aussi. Troisième café. Cinq heures trente. Le jour se lève déjà. Dehors, du côté du monument aux morts, je vois les arbres se balancer au gré d’un vent léger. Il fait un peu frais, le ciel est clair et totalement pur, pour le moment. Je rentre. Le philosophe parle de Spinoza. C’est curieux, je suis en train de relire le "Court Traité" en ce moment. Hasard. J’aime bien replonger dans certains bouquins. Bon, inutile d’espérer me rendormir. Je sors écouter les chants d’oiseaux du matin, nombreux, variés, les plus beaux. Dans le silence de vent.

 
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Bienvenue sur cet espace, bien qu'intimiste, il est ouvert à toutes et tous et s'y exprime qui veut.

Il vient sensiblement de rajeunir...

 Merci de votre visite et au plaisir de vous lire !

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voir l'image en taille réellec'est l'heure!
un tit apéro ?
5 days ago
pour demain matin!!!
joanna
6 days ago
Roul_confiture
UN GATEAU
SUPER BIEN ROULE
PAR LES PETITES PATTES
BON DIMANCHE!
jo et chat
June 21
fa ...wrote:
un petit bonjour en passant par là
 fa
June 18
Copie de 09-05-31 015 des grottes des faux monnayeurs à mouthier Bon week end Rony, amicalement. Raph.
June 6