Rony's profileUn électron libre au jou...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
Un électron libre au jour le jour"J’ai reconnu mon bonheur au bruit qu’il a fait en partant." - Jacques Prévert |
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November 23 Vindiou !Du vent à décorner des bœufs ! Et d’la pluie, vindiou. Et quand ça s’arrête pas, ben ça s’arrête pas, hein ! J’te dis, va… on est en plein pleuvin. Ben, justement, s’matin, j’prends l’auto pour aller à une ville voisine, à des lieues d’ici, pour r’aller causer âpre avec un râpia d’adjoint d’percepteur qui veut à tout prix rétrillonner mon portefeuille même à tort ! Faire ça à un récépi comme moi, quel ouhâré ! Ça se passera pas comme ça. J’te va l’niéquer, le margouler à belles dents, le trâgner avec mes mains, lui arracher les yeux avec mes indiottes acérés, lui arracher l’bobéchon s’il le faut, lui hachurer son frognon crâpi et… et… je m’emporte là ! J’sui pas homme à simplement chigner comme femmelette, moi, je bourriâde un bon coup, plutôt. Mais voilà, la pluie s’arrête pas et le vent non plus. Moi j’arrête l’auto devant l’Hôtel des Impôts, mazette ! Du luxe, nem don. Ah ça mais ? L’est fermé s’matin parce que ça déménage tout du d’vant vers le derrière du bâtiment, qu’elle dit l’affiche, et que ce s’ra pareil demain. Faudra se r’pointer après demain, même que le rendez vous c’était pour s’t’heure de s’te jour ! Ah ben pour la deuxième fois ça n’s’passera pas comme ça ! J’vais raconter l’affaire à l’Amélie j’sais plus son nom. Une sacrée câcatte, elle va répandre l’histoire, pour sûr. Non mais ! Bon sang de bois de nom d’une salade verte !
November 22 Dimanche pluvieux...
Rien à dire. Un autre dimanche. Pluie et vent. Fête à la grenouille, dit-on. Une affiche de cirque sur tous les lampadaires et arbres du village. Comme tous les ans. Ce sera en face de la grotte. Je ne vois pas la date, mais c’est sûrement bientôt. J’écris, tu écris, il écrit. Quand on se pose la question, étant donné le nombre de livres et de journaux écrits depuis… que l’écriture existe, combien cela représente-t-il de temps passé à… écrire ? Et combien de temps passé à… lire ? Et combien de temps passé à mettre au pilon, surtout ces derniers temps ? Toujours ce rapport au temps, quelle drôle de démarche quand même, puisque le temps n’existe pas, étant donné que nous sommes toujours dans le présent ! ! Prouvez-moi le contraire… C’est un jeu intéressant, je trouve, non ? Il s’appelle « tuer le temps » et non pas « le temps m’a tuer… ». Oui je sais ! Mais il me faut, parfois, alimenter la rubrique “Parler pour ne rien dire ”.
November 21 Poésie grise(J'ai transformé la photographie couleur en sépia...) Ce matin, par ici, était attendu un lever de soleil. Il a fallu se contenter d’un ciel gris, aux bords ourlés de filaments dorés ou blancs, révélateurs de certaine velléité solaire, quand même. Mais il ne fait pas froid. A l’occasion de quelques menus travaux de nettoyage de la terrasse, j’ai pu entendre avec plaisir la joie automnale des oiseaux, et en particulier la liesse harmonieuse quoique répétitive de tourterelles réfugiées non loin de là. Ensuite, poussé par une sorte de curiosité, j’ai pris mon chemin de promenade préféré qui mène à « mon » arbre, ce peuplier presque esseulé au milieu des champs. Ce matin il est nu, les feuilles du jaune au vert jonchent le sol de terre et de pierre où subsiste une herbe rare. Je me suis laissé dire que cet ami ainsi que toute la surface champêtre où il vit ne seront bientôt plus qu’un souvenir, un ensemble dit « zone commerciale » devant venir s’installer ici. Une autre forme de poésie, peut-être ? Le ciel est un peu plus gris en certains endroits, plus bleu vers l’Est et toujours ces franges dorées, dans le lointain, où je crois déceler quelque signe avant coureur de pluie. Retour à la grotte, car, en effet, quelques gouttes se sont aplaties maintenant sur le macadam de la rue, à l’entrée du village. Un nouveau samedi, à vivre…
November 18 Météo16 h 30. Le ciel vient de s’assombrir depuis quelques instants, après nous avoir gratifiés d’un superbe ensoleillement. Cela fait « grand bien » comme disait ma grand’ mère. Un peu de bleu là haut avec en dessous une lumière sur les derniers feuillages dorés ont de quoi requinquer, s’il en est besoin. Maintenant il fait gris et sec. Mais tant qu’il ne fait pas gris dans la tête ou dans le cœur, c’est l’essentiel. 18 h 20. La nuit est tombée, le sol est sec. Un léger vent souffle un air un peu frais. Le ciel reste relativement encombré, il ne sera donc pas totalement étoilé cette nuit. Je suis en période d’analyse… météorologique ! C’était ma première séance…
November 16 Désagréable...Il faut bien le dire, il y a des jours où l’impression désagréable prend le dessus, l’impression de devoir se lever pour rien, pour ne pas avancer, pour rester coincé, pour seulement regarder et écouter la pluie derrière la fenêtre, sans pouvoir rien d’autre. De se lever pour aller s’enfermer dans un atelier, dans un bureau, derrière une caisse, à une chaîne de montage, pour recommencer encore et toujours la même chose, subir les humeurs de la « hiérarchie » ou des clients. Désagréable. Il y a des jours comme ça, où s’installe l’impression désagréable que les actes de lutte, d’intervention, à un petit niveau certes, n’amènent que de minuscules résultats (ou pas du tout), malgré une énergie fortement déployée, une conviction bien ancrée, une envie d’aimer et de faire aimer la vie « quand même »… Désagréable. Comme un lundi pluvieux, par exemple.
Bienvenue sur cet espace, bien qu'intimiste, il est ouvert à toutes et tous et s'y exprime qui veut. Merci de votre visite et au plaisir de vous lire !
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